Transition écologique et Jeunesse

Le 18 février 2026 la Chaire publique a organisé une édition de « Question de de Savoir » sous le thème transition écologique et Jeunesse. Nous avons reçu Fatima El-Mousawi Candidate au Doctorat en santé communautaire à l’université Laval et Maxime Bilodeau, étudiant à la Maitrise en communication publique dans la même université. Le débat fût animé par Mélissande Hanicque, attachée à l’Exécutif de l’AELIÉS.

Maxime Bilodeau est journaliste professionnel, journaliste indépendant, pigiste dans la presse écrite et journaliste scientifique depuis près de 13 ans. Son point de départ est de savoir comment les journalistes se positionnent par rapport à la question de la transition écologique. Ce qui l’amène à s’intéresser à la place qu’occupe les questions environnementales dans les médias québécois. Il estime qu’il y a eu une hausse du traitement de ces enjeux dans les médias traditionnels entre 2015 et 2025. Et cette ampleur selon lui est concomitante à l’intérêt croissant de cette problématique dans la société québécoise en général. Il construit sa réflexion autour de la question de l’idéologie journaliste et de la réflexivité. À travers la réflexivité il veut, selon la métaphore du retour du bâton, confronter les théories générales sur l’environnement aux pratiques journalistiques qui se nourrissent mutuellement. Le concept d’idéologie journalistique qu’il emprunte à l’École critique de Francfort lui permet d’examiner comment les journalistes se pensent en termes d’identités et qu’est-ce qu’ils disent sur les pratiques par rapport à la question environnementale.

Fatima El-Mousawi quant à elle s’intéresse au lien entre santé publique et transition écologique. Après une longue observation empirique, elle réalise que la crise climatique est d’abord une crise morale. Motif pris de ce que, les modes de vie, de production et de consommation actuels sont insoutenables et rament à contre-courant de toutes les données scientifiques, les informations et les systèmes d’alerte sur cette crise climatique. Pour la chercheure donc, ce n’est pas une question technique ou d’ignorance des urgences et impacts sur les générations futures. Elle croit que c’est juste la priorisation du confort personnel et de la croissance économique au lieu de penser à la justice intergénérationnelle et à la protection du vivant. Elle se pose ainsi la question de comment agir à la source. Une problématique qui l’amène dans ce projet à mobiliser les approches philosophiques qui ont trait à la mise en cause des valeurs, des normes sociales et de notre rapport à la responsabilité collective.

Cet échange inspirant et riche fût nourri également par des questions et contributions pertinentes d’étudiantes et étudiants, officiers de l’AELIÉS et membres de la chaire publique que nous remercions pour leur participation active.

Synthèse de Siméon Roland Ekodo Mveng, adjoint à la Chaire publique

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Créée à l’automne 1997, la Chaire publique – AELIÉS constitue la première branche culturelle de l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS).

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